27 Nov 2007

J'ai la chance d'habiter une région où la nature est partout à sa gloire ! Aussi, dès que j'ai besoin de me ressourcer, je m'en vais faire le tour du "lac des sapins".
Lorsque j'y arrive, je commence par rendre visite à la petite rivière qui l'alimente : le Reins. L'eau cascade sur quelques rochers et son chant, d'emblée, m'apaise.
Ensuite, je rejoins le sentier en commençant toujours par le côté qui serpente sous les arbres. J'y entre comme dans une cathédrale... avec respect et recueillement. Le bruit du vent dans les sapins me parle de vies ignorées... celles que l'on ne voit pas, que l'on ressent simplement. Le soleil joue derrière les branches, s'éparpillant en rayons de lumière d'une douceur infinie. A ma droite, le lac dont l'odeur de vase me rappelle la vie enfouie en son sein. Sur l'eau, des colverts dont les cris portent invariablement le sourire à mes lèvres tant ils me font penser à des rires, parfois moqueurs. Au milieu de ces arbres, je reçois tout, j'offre ma présence...
Sur le sentier, d'autres promeneurs... certains sont souriants, d'autres ont le visage fermé... certains courent, d'autres flânent... quelques-uns se recueillent, communient avec la nature, d'autres passent sans la voir.
Et puis la forêt s'estompe et le sentier sort du sous-bois. J'offre alors mon visage aux rayons du soleil, les yeux fermés sous la violence de la lumière, mais le coeur s'enflant d'une douce chaleur. Sur le sentier, je rencontre d'autres arbres dont certains me parlent, en particulier un chêne blessé qui m'émeut sans que je sache pourquoi ! Le pas est à la fois plus léger et plus affirmé... la forêt m'a déjà régénérée.
Plus loin, je me recueille encore devant l'eau qui se jette dans le déversoir du lac et qui reprend ainsi sa course dans le torrent en contrebas.
Le sentier est désormais en pleine lumière et je m'émerveille, en le suivant, devant tous ces instants de vie que je découvre au détour d'un parfum d'herbe séchée ou de feuilles déchues, d'un oiseau prenant son envol à mon approche, des chevaux paissant dans les pâtures...
Je rejoins alors ma voiture et me redirige vers la maison. La musique, à l'intérieur, est douce. Mes sens sont encore tous en éveil.
Je sais que je viens de toucher à ma Vérité.
Je peux reprendre le cours de ma vie en toute sérénité.
Véronique.
Lorsque j'y arrive, je commence par rendre visite à la petite rivière qui l'alimente : le Reins. L'eau cascade sur quelques rochers et son chant, d'emblée, m'apaise.
Ensuite, je rejoins le sentier en commençant toujours par le côté qui serpente sous les arbres. J'y entre comme dans une cathédrale... avec respect et recueillement. Le bruit du vent dans les sapins me parle de vies ignorées... celles que l'on ne voit pas, que l'on ressent simplement. Le soleil joue derrière les branches, s'éparpillant en rayons de lumière d'une douceur infinie. A ma droite, le lac dont l'odeur de vase me rappelle la vie enfouie en son sein. Sur l'eau, des colverts dont les cris portent invariablement le sourire à mes lèvres tant ils me font penser à des rires, parfois moqueurs. Au milieu de ces arbres, je reçois tout, j'offre ma présence...
Sur le sentier, d'autres promeneurs... certains sont souriants, d'autres ont le visage fermé... certains courent, d'autres flânent... quelques-uns se recueillent, communient avec la nature, d'autres passent sans la voir.
Et puis la forêt s'estompe et le sentier sort du sous-bois. J'offre alors mon visage aux rayons du soleil, les yeux fermés sous la violence de la lumière, mais le coeur s'enflant d'une douce chaleur. Sur le sentier, je rencontre d'autres arbres dont certains me parlent, en particulier un chêne blessé qui m'émeut sans que je sache pourquoi ! Le pas est à la fois plus léger et plus affirmé... la forêt m'a déjà régénérée.
Plus loin, je me recueille encore devant l'eau qui se jette dans le déversoir du lac et qui reprend ainsi sa course dans le torrent en contrebas.
Le sentier est désormais en pleine lumière et je m'émerveille, en le suivant, devant tous ces instants de vie que je découvre au détour d'un parfum d'herbe séchée ou de feuilles déchues, d'un oiseau prenant son envol à mon approche, des chevaux paissant dans les pâtures...
Je rejoins alors ma voiture et me redirige vers la maison. La musique, à l'intérieur, est douce. Mes sens sont encore tous en éveil.
Je sais que je viens de toucher à ma Vérité.
Je peux reprendre le cours de ma vie en toute sérénité.
Véronique.
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